Tous, nous allons mourir. Tous, nous aurons des obsèques. Mais à quel prix ? Trop souvent, celui de la dépendance à un marché lucratif et quasi exclusif face auxquels nombre d’endeuillés, en situation de faiblesse et soucieux d’offrir des funérailles dignes, se plient, perdent leurs économies ou s’endettent.
En France, le coût moyen d’un service funéraire est de 4000 euros. A Genève, c’est zéro franc ! Depuis 1876, la ville prend en charge, par les impôts, les frais d’obsèques de ses ressortissants. On pourrait offrir le même service aux français par l’extension de la sécurité sociale jusqu’au bout. La naissance est prise en charge, pourquoi pas la mort ?
Les auteurs, à l’écoute de citoyens et de professionnels en difficulté pour organiser librement des obsèques, défendent à travers un collectif une refonte du secteur et avancent des mesures telles que :
- Une garantie de 4000 euros par obsèque pris dans un fonds, dit l’obole, prélevée à la source sur les salaires bruts (0,27 %)
- Le conventionnement des entreprises funéraires
- Des collèges mixtes (professionnels et citoyens tirés au sort) qui garantiraient à l’échelle territoriale le bon fonctionnement du système
- Une revalorisation des agents des pompes funèbres : formation, contrat, salaire
- La relocalisation de la fabrication des cercueils
- L’éducation à la mort, comme pour la sexualité
Ce texte engagé et méthodique est rédigé par deux profs d’histoire-géo qui relient leur propos au passé avec un clin d’œil aux mythes (titre des chapitres) et l’ancrent dans le présent avec des exemples d’ici et d’ailleurs.
PS : Voir aussi sur ce site le podcast les pompes funèbres, commerce ou service.