Roman autobiographique.
Prix du livre Inter 2020.
Très distants depuis la mort de leur mère, Anne et son frère Jean-François sont à nouveau réunis par le décès de leur père d’un cancer à l’hôpital. Le marathon commence : débarrasser la chambre, s’occuper des formalités, rédiger des faire-parts, organiser la cérémonie. Pourquoi pas à l’église puisque le vieux curé est son ami d’enfance ? Quels textes pris dans sa bibliothèque ésotérique ? Quelle musique ? Quoi pour le buffet ? Pas facile de se mettre d’accord.
Passé l’enterrement plein d’imprévus, Anne se retrouve seule à devoir ranger la maison délabrée et bordélique. En triant méthodiquement les affaires de son père, elle se souvient de la vie aussi difficile que cocasse avec cet homme taiseux, égoïste, trouillard, porté sur la bouteille, mari violent, père distant, amateur de poésies et de textes sacrés. Elle raconte avec humour comment il lui arrivait de pousser le bouchon un peu loin !
Elle fouille dans ses carnets où il consignait dans ses bons jours des citations, des rendez-vous médicaux, des listes de courses, ses indices de coagulation, ses pensées, etc. Elle entrevoit une autre facette de son père, qu’une lettre signée d’une certaine Juliette, reçue post mortem, va d’un coup éclairer.
Ce texte, qui oscille entre rire et larmes, dit le bien que ça fait de se remémorer, à partir de détails, les multiples facettes de l’être perdu et de croiser ses souvenirs avec ceux des autres. Le chemin du deuil peut alors commencer paisiblement.