Comment finir sa vie en paix chez soi quand on a des habitudes et des envies mais qu’on est diminué et dépendant et que l’entourage décide de ce qui est bon pour vous ? Telle est la question centrale émanant du récit-confidence de Bo, un Suédois de 89 ans, sur les cinq derniers mois de sa vie.
Bo vit seul dans une maison isolée en compagnie de son chien Sixteen qu’il a de plus en plus de mal à promener. Sa chère épouse, atteinte de troubles cognitifs, a été placée en institution. Des aides-soignantes, pour lesquelles il a des préférences, interviennent plusieurs fois par jour. Son fils Hans, vient régulièrement remplir le frigidaire. Avec son cher ami Thure, désormais invalide, il doit se contenter d’échanges téléphoniques, comme avec sa petite fille Ellinor.
Bo résiste à son quotidien rétréci et ralenti en s’adressant par la pensée à sa femme, en se plongeant dans des souvenirs, en comparant sa relation difficile avec son fils avec celle qu’il avait avec ses parents. Il s’accroche à quelques petits bonheurs. Mais il souffre de voir sa liberté d’action amputée quand, « pour son bien », il faut manger, se laver, changer de lit, et placer le chien dans une famille d’accueil.
Son état déclinant, le dialogue avec son fils sera-t-il possible ? Un évènement le facilitera. Son ressentiment cédera la place à de la fierté dans une émouvante réconciliation père-fils au seuil de la mort.