Il est une mort taboue dans notre société : l’AVNH, l’arrêt volontaire de la nutrition et de l’hydratation, à ne pas confondre avec le syndrome de glissement, signe d’une détresse.
Il s’agit de lâcher prise sereinement et, en pleine conscience, de cesser de s’alimenter et de boire.
La belle-mère de l’auteure puis, trente ans plus tard, son ex-mari ont fait le choix de cette mort à l’ancienne. Ils se sont éteints doucement en quelques semaines comme une petite bougie, soutenus par leurs proches et leurs voisins.
Ce consentement à mourir est considéré comme un acte de courage et de responsabilité chez les Inuits ou chez les Jaïns de l’Inde.
L’intérêt de cet ouvrage est de faire sortir de l’ombre cette possibilité d’une mort douce autogérée qui pourrait/devrait être évoquée par les soignants, avec leur blanc-seing, et expliquée aux familles.
L’auteure a tenté de mettre son expérience personnelle et intime au service d’une réflexion collective, mais sans la passer au crible de regards autres que ceux de deux gériatres. Quant à l’angle social et éthique, il n’est traité que par des citations de ses propres ouvrages !
Commande d’un éditeur ? Coup de com de l’auteure opposée à la nouvelle loi sur l’aide à mourir ? Le sujet, fort intéressant, aurait mérité mieux.