Quand la musique prend soin jusqu’au dernier souffle
Claire OPPERT
Happy End life, youtube, 2026, une heure

Interview par Sarah Dumont, fondatrice de Happy End de Claire Oppert, violoncelliste, auteure du Pansement Schubert.

Après une formation exigeante au conservatoire Tchaïkovski de Moscou, Claire Oppert a travaillé sept ans auprès d’autistes profonds dans l’établissement créé par Howard Buten (Le clown Buffo). Formée ensuite à l’art-thérapie, elle intervient depuis seize ans en Unités de Soins Palliatifs.

Quand la parole s’est tue, que la conscience vacille, que les soins sont douloureux, que la fin de vie approche, la voix du violoncelle prend efficacement le relais.

La musique en direct a une portée thérapeutique. Elle apaise les malades, diminue la douleur, console. Et un impact spirituel : « Ça me vibre dans le cœur », dit une patiente. « C’est une expérience d’éternité », dit un monsieur atteint de la maladie de Charcot.

La musique contribue à apaiser les tensions ou les peurs dans les familles : « Bach nous a réunis ».

La musique améliore la qualité des soins : les gestes techniques et l’attention aux patients.  « On s’engueule moins dans l’équipe, le jour où Claire vient jouer dans le service ».

Tous les services n’ont pas la chance d’avoir une musicienne ressource, qui plus est, à temps plein ! Reste, pour l’avoir expérimenté, que l’écoute d’un morceau de musique, offert à la personne en fin de vie ou choisi par elle, vient « réveiller la joie résiduelle au fond de son cœur ».
Aux accompagnants et aux soignants de s’en souvenir et de proposer ces moments de grâce !